L’enfance coupée

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11 octobre 2012 par olivier mavré

Certains enfants vivent parfois de vrais cauchemars.
Ils se retrouvent de l’autre côté du brouillard.
Je ne peux que graver la colère qui m’empare.
Quand je vois leurs sourires se jetant dans le noir.

Emplis de mes pensées, leurs souvenirs s’égarent,
Parfois sur le papier, faute de vrais étendards.
Leurs traits forment mes lettres, mes rimes sont leurs regards.
Comment faire autrement, différent ou plus tard ?

Prisonnier de leurs voix, mon verbe trop bavard,
Ne peut que constater l’horrible monstre avare :
Le temps qui coupe leur vie en un rythme bâtard.
Le goût inachevé de leur bien triste histoire.

Que ce soit la tombe, l’hôpital, le billard,
Leurs visages ensevelis déforment nos miroirs.
Nos consciences de peu, incapables de voir
L’importance de la perte qui tremble nos mémoires.

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